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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:14

 Après le départ d'Odile, nous nous mettons directement en route pour la remontée....et oui les bonnes choses ont une fin et il nous reste 6000kms à faire à 55km/heure rappelons-le!

 

Nous apprenons par des voyageurs rencontrés en route qu'il n'est plus possible d'obtenir de laissez-passer touristique au Sénégal et qu'il faut un carnet de passage en douane. Nous sommes un peu déçus car nous souhaitions y repasser pour rendre visite à Nico et Raymond que nous avons rencontré à l'aller. Nous décidons donc de tenter notre chance au risque de faire un détour de 1200kms. Imaginez deux jours à se faire un film sur la palabre à venir avec les douanes sénégalaises, nous imaginons toutes les stratégies....Et finalement arrivé à Kidira, la ville frontière, j'obtiens un laisser-passer sans aucun problème....en effet, la nouvelle directive n'est pas encore parue à Kidira....vive la communication au Sénégal!

 

 Nous voilà donc de retour au pays du Mercedes

Senerretour 9543

 

Nous roulons sans arrêt jusqu'à Mboro pour rejoindre Nico. Ici, vous le voyez en pleine phase avec Georges Brassens. Avec le son, c'est phénoménal!

Senerretour 7089

 

Et comme d'habitude, bonne arrivée chez Nico...nous retrouvons les bonnes bouffs....au menu: langoustes et cigales de mer....vous imaginez bien qu'au Sénégal le kilo c'est cadeau...

Senerretour 9537

 

 

 Photo prise dans une cour, attention c'est carrément artistique! 

Senerretour 7022

 

Pour finir notre séjour, bonnes bouffs, farniente, rigolades et petite partie de billard 

H Billard

 

Avant de partir pour Saint Louis, rendre visite à Raymond, nous passons à Dakar pour prolonger notre laissez-passer. Problème: il n'y a normalement plus de laissez-passer touristique et le chef des douanes nous donne 7 jours pour quitter le Sénégal à la place de 30 jours!

 

Nous avons intitulé cette photo "gâchis". Voici donc la fameuse statut à 23 millions d'euros...à l'initiative du Président Wade...

gachis

 

Encore une bonne arrivée à Saint Louis, chez Raymond

Senerretour 7008

 

Toujours farniente, blabla et golf!

golf

 

Juste pour info: là nous sommes en octobre!

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Hervé profite de la mer....toujours en octobre!

dieu grec

 

 Partie de pêche...on trouve à Saint Louis: des sacs-plastiques

peche sac

 

Et parfois du poisson!

 

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delph-nico-sieste

 

Nous profitons, les doigts de pieds en éventail....car les vacances c'est bientôt fini!

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:40

 

Pour commencer, merci à tous pour votre patience

 

Nous sommes donc arrivés en Casamance dans la ville de Kafountine, en bord de mer. Nous nous sommes installés par hasard à l’hôtel Karone, hôtel de luxe avec piscine les pieds dans l’eau.

 

C’est Alain, un lillois et Aïssatou qui nous ont très bien accueilli. En effet, un vrai accueil de ch’nord avec carbonnade flamande au menu !

 

Dégustation de plats "pas du tout" locaux

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Nous nous sommes donc installés sur le terrain de l’hôtel à un pas de l’océan, à deux pas de la grande piscine…à l’aise quoi !

 

 

Ballade dans le terrain de l'hôtel

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Singe se balladant dans l'hôtel

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Au départ, nous pensions rester quelques jours à Kafountine et finalement, nous y sommes restés 25 jours.

 

Couché de soleil sur l'océan. Nous sommes aux premières loges

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A part le camion de dos au milieu de la photo, vous devriez voir une petite piscine 

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Au petit matin, vue des femmes ramenant le poisson fraichement trié sur la plage.

Photo prise assis sous le auvent.

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Stairway to heaven?

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Pour résumer la situation de Kafountine, c’est une ville en bout de route, au bord de l’océan et en point de départ de grandes mangroves. Ces dernières abritant de nombreuses îles.

 

Ballade au milieu des mangroves

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Mangroves encore

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Pour les amateurs de fonds d'écran, une photo prise par Delphine

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Nous avons fait de belles rencontres à Kafountine.

 

Alain

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En plus d’Alain, notre papa Lillois et Astou, nous avons fait connaissance de Karim, un gars du Béry à semi-installé au Sénégal, Mimich son pote et Ahmed.

Pour continuer, nous avons aussi rencontré Alpha, ancien Dakarois venu se perdre à Kafountine et très grand amateur de thé !

 

Le voici à l'oeuvre

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Et surtout, nous avons rencontré Alioune et son équipe qui gère un centre d’alphabétisation gratuit pour adultes.

 

Alpha, Delphine, Alioune et Frédéric

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Le projet a démarré en 2007 car il faut savoir que 80% de la population à Kafountine est analphabète. Aussi, grâce au soutien de Jaimes un espagnol, ils ont construit de superbes locaux adaptés et 3 formateurs assurent l’alphabétisation.

 

Les locaux

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Le centre assure d’autres activités telles que les cours d’anglais, espagnol et initiation informatique. Aussi, nous sommes allés les rencontrer pour un échange pédagogique immédiat puis à plus long terme.

 

Les formateurs

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Delphine travaillant sur des méthodes adaptées d'alphabétisation pour le centre

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Nous en avons profité pour nous balader aux alentours, l’air est bon grâce à l’océan et aux mangroves.

Le mélange des cultures musulmane et catholique est cocasse, je me rappelle d’une brève conversation avec ce chauffeur de taxi :

Hervé – vous vous appelez comment ?

Le taximan – Franck

Hervé – tient ! vous êtes catholique ? Vous mangez du cochon ?

Le taximan – oui, en pagaille !

 

A propos de catholique, nous avons rencontré des villageois catholiques qui sont de fins cultivateurs… d’une plante curieuse… appelée « Marie Jeanne ».

Ca pousse en champs entiers !!  Les petites mamies sèment, entretiennent, récoltent, font sècher et transforment en feuilles séchées et en boulettes bizarres.

Cette culture est 100% intégrée dans leur mœurs, et chose étrange, les autorités ne se risquent plus à accéder aux abords de ces villages par crainte de représailles fournies !

  

Les amateurs apprécieront ces photos exclusives :

 

Une petite plantation limite industrielle

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Delphine qui nage le crowl dans le champs

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Publicité originale pour OCB

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Une ancienne à l'oeuvre

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Les enfants des villages... peut être de futurs cultivateurs 

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David, notre guide dans les îles  DSC_4690.JPG

 

Tant qu’on parle de problème de légalité, nous nous sommes retrouvés hors la loi car bien que nos visas soient d’une durée de 3 mois, un véhicule de + de 5ans doit quiter le sol sénégalais au bout de 40j maxi, dixit le grand colonel des douanes de Ziguinchor qui nous a donné 10 jours pour quitter le pays. Mais comme l’interprétation de la loi est élastique au Sénégal, nous sommes resté 20 jours J

 

 

Bon quand faut y aller, faut y aller. Trève de luxe, de carbonnades flamandes, de piscine, de Ricard bien frais : le Mali nous attend.

 

Afin de limiter la casse avec les autorités sénégalaise, vu notre injonction de quitter le territoirere pour notre camion, nous décidâmes (passé simple pour le style !) de transiter par la Gambie d’ouest en est, pour reprendre qu’un petit bout de Sénégale jusqu’à la frontière malienne.

 

 

 

De nouveau la Gambie.

 

Vous vous rappelez de notre chapitre intitulé « Surprenante Gambie » ? après cette tentative de transit, nous concluerons par « Gambie Pourrie » !

 

Ce petit transit commence à 9h du mat par le passage de la frontière et la fouille zélée du camion, ou le douanier mesquin confond aspirine UPSA et cocaîne. Mais ca passe.

Puis on continue sur 20 bornes et là, de nouveau fouille musclée du camion assaisonné d’une tentative de subtilisation de notre bombe lacrymo. La aussi ca passe.

 

On continue sur la route principale qui change brutalement d’aspect, se transformant en route lunaire sur 150 bornes. Obligé de rouler plein pot pour limiter les secousses.

 

Nouveau contrôle de police sur la dite route, ou pour faciliter le contrôle, le policier nous demande de faire le taxi sur 30 bornes pour un de ses collègues. Forcément nous acceptons.

Mais par lâche vengeance, j’ai claqué les oreilles de ce passager semi clandestin pendant tout le trajet avec un bon vieux Black Sabbath à fond dans l’autoradio.

Pour ceux qui connaissent, Black Sabbath c’est Black Sabbath ; pour les autres c’est du hard rock seventies bien solide... bref du très très lourd !

Nous déposâmes le boulet au poste suivant et continuâmes (2x passé simple !) sur la route défoncée jusqu’à un nouveau contrôle de militaires.

 

Ce fut l’appotéose : Concerto de salopard en ré mineur

 

Déjà, le militaire m’explique que mon anglais est problématique pour son contrôle. Puis il demande à voir le contenu du camion, je lui ouvre l’arrière mais il n’en a pas grand-chose à « cogner ». Il demande à voir ce qu’il y a sur le toit. Moi fatigué des âneries gambiennes et un poil énervé, je lui installe l’échelle et lui suggère d’aller voir sur le toit (un peu si j’y suis). Il a pas aimé 

 

Il nous dit d’attendre et de ne pas bouger. Pas de pb nous ne sommes pas pressés, j’entâme un sudoku force 3. Plus tard le militaire a encore moins apprécié quand il est revenu au camion et qu’il a vu que nous nous préparions un petit café. Et zou, il faut aller voir son chef. Bah la bizarrement avec son chef c’était impeccable, en 30 seconde on a eu l’autorisation de partir.

Mais la pas de bol, les charbons du démarreur qui collent … bref re-sudoku, café, deux litres d’eau fraiche sur le démarreur et ca repart.

 

C’est a ce moment la qu’on s’est dit : « faut qu’on s’échappe de la Gambie… et vite ! »

 

On décide donc de rattrapper le pont de Farafeni, qui traverse le fleuve, pour rejoindre la partie nord du Sénégal.

Pas de bol, ce n’est pas un pont : c’est un bac! Et à l’assault de ce bac à peu près 80 gros camions qui font la queue et au bout de cette queue un petit camion mercedes jaune et blanc avec deux pécors ébêtés aux yeux écarquillés.

 

Quoi qu’on fait ? Ou qu’on va ?

 

On décide donc de partir au sud direction la casamance par son milieu.

 

les petits vendeurs à l'assault du camion

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Des villageois gambiens en plein "grand nettoyage"

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Au poste frontière Gambie-Sénégal, un douanier gambien a encore voulu nous taxer 1000Fcfa. Nous n’avons rien cédé et lui avons « craché » que la Gambie c’est fini pour nous parce qu’un tas de types sont sans pitié et déteste les étrangers.

Le douanier dégouté à lâché prise et nous sommes rentré au Sénégal/Casamance.

 

Comme deux andouilles nous avons fait un détour de 200 bornes pour n’en faire que 50 réelles mais étions heureux de revenir au Sénégal comme si nous étions à la maison.

Le bonheur simple de retrouver les casamancais qui sourient et qui saluent tout le temps.

 

Nous nous sommes posés dans un campement semi désaffecté au beau milieu de la casamance, région soit disant en guerre vu de l’étranger, avons pris une bonne douche et avons débouché pour l’occasion notre bouteille de cidre espagnol !

 

Puis le lendemain matin, c’était l’heure du bilan des 150 bornes de routes foutues de la veille, fixation de radiateur cassée, amortisseur qui cogne, fixation de parechoc endommagée, galerie décalée et camion extra cradecar rempli de poussière rouge.

 

Ce n’est pas grave, on réparre l’essentiel et on reprend la route pour le Mali… ce jour là : tout va bien J

 

PS : Nous sommes actuellement à Bamako, suite de la mise en ligne demain.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 17:51

Nous avons finalement passé une quinzaine de jours à Saint Louis avec Raymond. Nous avons rencontré Alain et Michelle, des routards bretons, à la fin d’un périple de 7 mois (Grèce en sac à dos et Sénégal, Mali, Burkina-Faso en véhicule).

 

Soirée bolognaise avec Michelle, Alain et Raymond, arrosée du vin "Le Pichet" : un cru qui pique !

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 Après quelques bonnes bouffes, notamment, un cochon de lait offert par Raymond, nous sommes partis à Mboro.

 

Découpage du cochon de lait... fondant à souhait, avec Raymond et son fils Joseph

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Raymond a offert un canne à pêche adaptée à l’océan à Hervé qui nous a ramené du bon poisson frais.

 

Hervé à l'oeuvre

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Raymond à la démo

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Première victoire : un bar moucheté

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Delphine à l'action

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D’ailleurs, Hervé a crée un blog publicitaire pour le camping de Raymond car son campement mérite d’être connu, voici son adresse : http://campingocean.over-blog.com

 

MBORO :

Mboro se trouve sur la côte entre Saint Louis et Dakar, c’est une ville moins touristique et bien sympa.

 

Plage de MBoro avec ses pirogues très typiques

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MBoro côté brousse

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Nous sommes donc arrivés chez Nico que nous avions rencontré précédemment à St Louis.

Nicolas est en train de monter un très joli campement dans la brousse de Mboro et Nicolas est d’ailleurs un ambianceur !

 

Le campement de Nico vu de l'entrée

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Et vu du toit de sa maison

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Nous avons passé 15 jours environ, pour mon anniversaire et de bonnes parties de rigolade.

 

A ses heures perdues, Nico fait coiffeur : ici un prototype entre Godfroy le Hardi et un punk

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Soirée d'anniversaire de Delphine avec tartes aux pommes maison SVP.

Notez la touche "père noël sur la gauche"

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Nicolas nous a présenté à quelques amis sénégalais, entre autre, Sébastien « le malafoutier » (récolteur de vin de palme) qui nous a d’ailleurs invité à fêter Pâques dans sa famille (Au menu : cochon grillé et bien sûr vin de palme).

 

Ici un récolteur à l'oeuvre.... ainsi que les bouteilles en place pour la récolte

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Dégustation "sur site" du vin de palme fraichement récolté (la bouteille... c'est le bidon jaune  :-|   )

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On boit, on boit... mais le soir tombe et le cochon grillé nous attend!

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Nous avons également rencontré Christian, qui vient de Corrèze et s’est acheté un terrain à Mboro pour sa retraite. Il était là pour nettoyer (par le feu) son terrain avant de lancer les travaux.

 

L'appel du canadaire!  On débroussaille copieux

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Enfin, nous avons rencontré Moïse qui tient un resto à Paris dans le 11ème arrondissement, le « manguier », et qui a un petit refuge Sénégalais sur la plage de Mboro.

 

Moïse devant sa "télévision océanique"

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Nico est un bon cuisinier et nous a fait découvrir : les brochettes de requin, de grosses gambas sénégalaises, le bouc à la moutarde et le facochere (sanglier africain comme dans le roi lion), c’est très bon comme gibier.

 

  Préparation des gambas. Spéciale dédicace à la mère de Delphine

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Ca déchire 1Kg pour deux !

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Le petit bouc... avant la moutarde (il a saigné toute la nuit !)

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Nous avons découvert la ville de Thiès qui est bien sympa, avons découvert un peu le coin en vélo et avons pu nous rafraichir dans la piscine à Nico !

 

Essayage de vélo par Delphine

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C'est mieux avec ce modèle de vélo. Direction la plage

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Un baobab parmi tant d'autres... c'est toujours impressionant 

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Delphine et Sokhna la fille de Nico. Un phénomène Duracell

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Après 40 litres de bière, de « pichet » (vin rouge local) et vin de palme et 3 faux départs, nous avons quitté Mboro pour Toubakouta, à 30km au nord de la frontière Gambienne.

 

Après une soirée sympa à Toubakouta, nous avons pris la route vers la Gambie. Après les formalités, nous avons pris le bac pour Banjul, soit 6 heures d’attente pour 40mn de traversée ! Notons que pour arriver à Toubakouta, nous tenons à remercier les travaux publics sénégalais pour la route qu’ils ont malencontreusement oublié d’entretenir pendant 60 ans. Autant dire que sur 30km vous roulez dans un champs à côté de le route « gruyerisée ».

 

Arnachage des plaques de désensablage 

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Pour les AS de géographie, après la gambie nous retournons au sud du Sénégal. D'où "suite mais pas fin"! 

 

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 19:51

Ça y est, nous sommes arrivés au Sénégal. En principe, on dit « bonne arrivée » ici mais par la route, c’est pas tout à fait ça.

Toujours comme des « bleus », nous avions prévu de passer la frontière Mauritanie-Sénégal par le barrage de Diama, malgré les 80kms de piste, il parait que la passage est tranquille et bien, non ! Et après avoir vu un allemand en route qui nous avait mis le doute, nous sommes partis sur la seconde option  : le bac de Rosso.

 

Comme d’hab, ça dure des heures et le racket y est organisé.

Dressons le tableau :

On se fait 3 heures de desert sympa avec Oasis, petits villages, etc… jusque là, tout va bien.

Puis on tombe sur Rosso, toute petite ville où la seule rue existante mène droit à l’embarcadère.

Au moment où on s’arrête à deux pas de l’embarcadère pour faire les formalités, il y a une douzaine de « tyches » ou de « moupes », bref des types mouches qui se collent à nous comme des mouches sur une bouse fraiche. Pour être + précis : la bouze c’est nous.

Il est midi et le bac ne part qu’à 16h. Ca fait 4 heures d’attente. Vous avez déjà vu une bouse ravagée pendant 4 heures par des mouches. Bah nous à la fin c’était pareil. On s’est retrouvé à sec avec quelques trous au moral. A sec parce qu’entre l’assurance, le passeur, le bac, le passavant, les frais de douane, les frais de police, le parking de l’embarcadère, etc  le peu d’argent qu’on avait prévu s’est vaporisé.

 

Enfin, la route de Rosso à St Louis est finalement pas une route mais une piste avec des nids de poule à perte de vue. (A la tombée de la nuit, c’est sympa)

 

Conclusion : NE PASSEZ PAS PAR ROSSO !

 

Par contre, notre camion ici est extrêmement répandu : c’est ici un car inter-villages.

Donc dès que quelqu’un nous voit, il nous fait signe pour monter, puis baisse le bras dépité en voyant deux blancs dans la cabine.

 

Et nous arrivons à Saint Louis.

Premier contrôle de police, on se tape un amende de 4,5€ (3000 F CFA) pour le gilet. Original sachant qu’ici il n’y a que des tas de rouille sans phare ni rien sur la route. Admettons.

Puis dans Saint Louis, on a fait demi tour un peu avant un rond point, et vlan, re 3000F CFA.

 

Finalement on s’arrête dans un hotel avec parking visible et gardé. La nuit est à 36000 F CFA, c’est le luxe. On nous donne la chambre de Mermoz (sans rire) !

Et comme on a faim, on va au resto de l’hôtel avec toubab à perte de vue et saucisses de Montbeliard accompagné de Sancerre au menu.

Delphine avec plusieurs voyages en afrique n’avait jamais fait ça, elle en est encore retournée J

Comme un clocharde, elle a subtilisé deux rouleaux de PQ dans la chambre de Mermoz J


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Delphine: - "Merdoum! dites le à personne"

Depuis nous sommes installés dans le camping de Raymond, un marseillais sympas qui tient cela depuis 22 ans.

On a des voisins allemands (et leur fiston de 2an1/2)avec le même véhicule que nous.

Et surtout, on a le calme, le soleil, l’océan à 100m, et le bar à 20m.

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Programme des journées :

-          farniente

-          ballades dans St Louis et échanges rigolos avec les sénégalais du coin

-          pêche

-          cuisine
IMG_8729m.JPGPour preuve: préparation d'une très bonne bolo, miam...

-          jeux

-          bière

 

Sinon on a expérimenté notre mini cinéma avec les gamins du camping, c’était concluant !

 

Voici, quelques photos de St Louis:

IMG_8718m.JPGUne ancienne bâtisse coloniale de St Louis. Là, c'est Hervé qui s'invite pour les photos.
IMG_8721m.JPGUne biquette sous Marlboro Light!
IMG_8724m.JPGVue de St Louis tirée de la Langue de Barbarie, où nous sommes posés.(Ile en face)
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Car Rapide, le transport en commun ici.
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